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Delphine Durand

Lettres de Volterra

Suivi de Étrusques, poussière et destin des migrations et de Tombeaux étrusques

Couverture : Lettres de Volterra

Un essai et quatre poèmes sur les Étrusques. Ouvrage illustré de dix gravures à la manière noire par Noran El Amouri. Tirage original à 20 exemplaires numérotés.

Prix : 16,00 €.

Format : 126×190 mm, 80 pages.

Parution : mars 2020.

ISBN : 9782491181024

Les « Lettres » qui ouvrent ce recueil sont un poème en hommage aux Étrusques de Volterra, l’antique cité de Toscane. Elles préludent à une méditation lyrique, Étrusques, poussière et destin des migrations, autour de la « parole perdue » des Étrusques.

la civilisation étrusque · Centrale dans l’histoire de la Méditerranée antique, la civilisation étrusque voit sa puissance s’éteindre avec la conquête romaine de l’Italie. C’est à travers leur langue, que Delphine Durand approche le déclin des Étrusques. Comme Cassandre rebutant le désir d’Apollon, la langue étrusque s’est engloutie dans le silence. Une langue de cendres, « de fantômes meurtris », qui demeure aujourd’hui encore intraduisible...

Les Étrusques, poussière et destin des migrations sont un essai lyrique et érudit de Delphine Durand sur cette langue mystérieuse. Ce texte précédé est suivi de poésies : les Lettres de Volterra (qui donnent leur titre au recueil), et les Tombeaux étrusques, épitaphes adressées, à travers les siècles, aux nécropoles antiques de l’Étrurie.

« Toute langue aspire à retrouver l’origine des origines, l’élan d’avant la forme ; l’intégrité d’avant la naissance, la puissance d’être de l’Ouvert. Le naufragé couvre de souvenirs la nuit orpheline. La langue aztèque tuée par l’arrivée de Cortès, destinée à renouveler l’humanité en sa puissance vitale, ou le yiddish anéanti dans sa pulsation. Les langues sont fragments qui rappellent la totalité. Caprices ensanglantés suspendus à de pâles fillettes de l’espace qui répandent sur les cendres les cistes et les immortelles. »

(Les Étrusques, poussière et destin des migrations)

dialogue avec l’art · Aux textes poétiques de Delphine Durand répondent dix gravures à la manière noire, réalisées par le peintre Noran El Amouri. Inventée au xviie siècle, la manière noire (mezzotinto) est une méthode de gravure en taille douce qui offre un riche jeu d’ombres et de lumières.

Construites comme la mise en scène de pièces d’archéologie étrusques – exposées au musée de la Vieille-Charité à Marseille – les manières noires de Noran El Amouri s’approprient la sculpture antique des masques, des urnes ou des figurines en bronze, et leur offrent sur le papier la lumière d’une scène, à la façon d’une épiphanie.

Cette série de dix gravures, reproduite dans l’édition courante, fait l’objet du tirage original des Lettres de Volterra, signé et numéroté à vingt exemplaires.

« C’est l’heure à laquelle ta voix m’appelait de loin
Paestum
ne reste que ce nom de chevaux livrés au vent
installée dans le tombeau
je devine à peine ma mort
me réveillant nue
vêtue d’oiseaux déchaînés »

(Tombeaux étrusques : « Tombeau de Paestum »)

Image du livre

l’auteur · Delphine Durand est, entre autres, historienne de l’art et des religions. Elle donne régulièrement des conférences sur la littérature, les mythes, l’art…, et a dirigé la publication de plusieurs anthologies. Son premier recueil de poésies, Connaissance de l’ombre, est paru en février 2019 aux Éditions du Réalgar, accompagné de peintures de Serge Kantorowicz.

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Michel Deuff

On ne vit bien qu’en voyageant

Récits

Couverture : On ne vit bien qu’en voyageant

Trois récits de voyage, de 1983 à 2017.

Prix : 10,00 €.

Format : 126×190 mm, 72 pages.

Parution : déc. 2019.

ISBN : 9782491181048

Michel Deuff (1950-2018), journaliste pour la presse écrite, mais aussi marin et randonneur cycliste, s’est intéressé tout au long de sa vie aux questions d'ethnographie, de territoire, de culture traditionnelle. Mêlant le récit de voyage à la réflexion, il laisse une grande diversité d’écrits journalistiques et passionnés, à la rencontre des pays et des hommes. On ne vit bien qu’en voyageant présente trois textes de Michel Deuff, autour de la mer, de la plongée sous-marine et du voyage à

Premier texte du recueil, Passe-Pierre au pays des Volcans est tiré d’un récit de croisière à la voile, du Havre jusqu’en Islande, effectuée par Michel Deuff en 1977. À la rencontre des habitants et des grands espaces sauvages de cette « Terre de volcans », à près d’un millier de kilomètre des côtes de Grande-Bretagne, Michel Deuff livre un récit sur le vif, sur le style du « livre de bord », de ce périple de plusieurs mois de navigation en solitaire.

Suit un autre récit, une « carte postale des Balkans », écrite en 2016 à l’occasion d’un voyage à vélo en Europe de l’est, et qui décrit la première partie de cette exploration, dans l’Italie du nord. Autre carnet de voyage, où l’émotion des rencontres se mêle à une réflexion sur les cultures et le territoire.

Dernier texte du recueil On ne vit bien qu’en voyageant, et méditation personnelle sur la plongée sous-marine en apnée, Submersion a été écrit en octobre 2017. Une évocation émouvante de cette passion, source d’autodiscipline, et d’une attention à la nature et à l’environnement.

l’auteur · Michel Deuff est né en 1950 à Honfleur. D’abord chimiste, puis journaliste pour la presse écrite spécialisée (plaisance, pêche professionnelle, urbanisme et bâtiment), il fut aussi un ardent autodidacte, s’intéressant à l’ethnographie, au territoire, à la géopolitique, ainsi qu’aux métiers et à l’artisanat. Marin (il construit un voilier de huit mètres, le Passe-Pierre, dans les années 1970), apnéiste, cyclotouriste, il sera animé toute sa vie par le désir du voyage et de la découverte. Attaché aux territoires sauvages de la Camargue (il s’installe en 1987 dans le sud de la France), il entame dans les années 2000 une démarche de plasticien autour de la « chaussure flottée », marqueur de l’homme ramassé sur le bord des plages. Il décède en novembre 2018, durant une plongée en apnée sur le littoral de Martigues.

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Henri Focillon

Éloge de la main

Suivi de Éloge des lampes

Couverture : Éloge de la main

Préface d’Annamaria Ducci. Édition présentée et annotée par Raphaël Deuff.

Prix : 14,00 €.

Format : 126×190 mm, 128 pages.

Parution : oct. 2019.

ISBN : 9782491181000

Au fil de son œuvre, Henri Focillon s’est attaché avec une grande sensibilité à la connaissance des techniques et des formes de la création. Dans cet Éloge de la main, paru la première fois en 1939, l’historien se livre à une méditation intime sur le rôle, dans l’art, de la « compagne inlassable » de l’homme. Il élabore ainsi une réflexion sur l’invention humaine, des anciens tailleurs de pierre à aujourd’hui...

un essai autobiographique · C’est comme postface au célèbre ouvrage sur la Vie des formes que fut d’abord publié l’Éloge de la main, prolongement de cette « phénoménologie de l’art », mais sur un mode plus intime et poétique. Dès l’ouverture de son essai, Henri Focillon révèle le caractère personnel de la méditation qu’il entreprend ; dès l’abord perçu comme un « devoir d’amitié », son Éloge prend peu à peu la forme (au fil des évocations de vies ou d’œuvres qui ont jalonné son étude de l’art) d’une véritable autobiographie de cet esprit curieux et érudit qui, par son engagement et par l’originalité de sa pensée, fut l’un des plus grands contributeurs de l’histoire de l’art au xxe siècle.

l’éloge du hasard & de la sérendipité · À travers la main, premier organe de l’homme, c’est notre rapport au monde qu’interroge Henri Focillon : une découverte de l’homme qui, délaissant le temps long de l’anthropologie et de la biologie, se penche sur « l’artiste en train de faire », l’homo faber en prise avec le monde ; et ce sont ses gestes, ses recherches, ses errances aussi et ses maladresses qu’il interroge. Le hasard se trouve par là investi d’un rôle primordial dans le processus de l’invention, depuis celle des techniques (du « feu, de la hache, de la roue... ») jusqu’à la création des artistes visionnaires : la notion fameuse de « sérendipité », qui indique la fertilité du hasard et du tâtonnement, est ainsi au cœur de l’Éloge d’Henri Focillon.

un second éloge intime et méconnu · Évocation de la nuit et de ses luminaires intimes, l’Éloge des lampes est un court texte posthume d’Henri Focillon, paru en 1945. Les « lanternes sourdes » de l’obscurité y sont l’occasion de méditer l’importance du silence et de la solitude dans la connaissance de soi : plaidoyer des atmosphères chaleureuses et secrètes des « peintres de la lampe », de Rembrandt à Daumier, ce fragment oublié (il n’avait plus été publié depuis 1945) s’inscrit dans le prolongement des réflexions de l’Éloge de la main, et constitue avec lui l’un des plus touchants écrits d’Henri Focillon.

l’auteur · Né en 1881 à Dijon, l’historien de l’art est le fils du graveur à l’eau-forte Victor Focillon. Normalien, puis agrégé de Lettres, il publie en 1918 une thèse sur Piranèse. Après avoir dirigé le musée des Beaux-Arts de Lyon entre 1913 et l’immédiat après-guerre, il enseignera l’histoire de l’art du Moyen-Âge à la Sorbonne. Intellectuel engagé, membre de la Société des Nations, il donnera de nombreuses conférences en Europe et en Amérique. Nommé professeur au Collège de France en 1938, installé définitivement aux États-Unis dès l’entrée en guerre de la France, il sera déchu de son titre après son ralliement au général De Gaulle. Il s’éteint en mars 1943, à New Haven.

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INFORMATIONS LÉGALES

FB Sambuc éditeurColl. « les édisolum »Revue L’Eau-forte