SAMBUC ÉDITEUR

littérature & sciences humaines

Dernières parutions Les collections Catalogue
Encyclopédie La maison d’édition Librairies Contact


Littérature | Le 29 novembre 2021, par Sambuc éditeur.
Lecture : sept minutes.


« Des auteurs et des œuvres »

Ovide

Poète latin, 43 av. J.-C. — 17 ap. J.-C.

Ovide naît à Sulmona en Italie, en 43 av. J.-C. Il côtoiera les plus grands hommes de lettres et poètes de son temps, tels Messalla, Cornelius Gallus, Properce, Horace, et fréquentera la cour d’Auguste, menant une vie brillante.
Banni de Rome par un décret d’Auguste, il mourra en exil à Tomi (actuelle Roumanie), sur la mer Noire, en 17 de notre ère.

(Image : Ovide)

Originaire de la région des Abruzzes, Ovide (Publius Ovidius Naso) vient à Rome très jeune et y étudie la rhétorique ; il a le même maître que Sénèque l’Ancien.

Après un voyage de jeunesse en Grèce, en Égypte et en Asie, ainsi qu’un séjour en Sicile, il exerce à Rome dans des magistères mineurs. Il publie dans ces années, en 14 av. J.-C., un recueil de chants en couplets élégiaques, les Amours (Amores), commencées dans sa jeunesse. Ces poèmes d’amour galant sont suivis par les Héroïdes, ou Épitres héroïques, lettres fictives écrites à leurs amants par des héroïnes célèbres de la mythologie, et par l’Art d’aimer (Ars amatoria), publié dans les premières années du premier siècle de notre ère. Avec cette œuvre, Ovide gagne une grande célébrité auprès de la haute société romaine. Suivent les Remèdes à l’amour (Remedia amoris), un poème de 40 couplets répondant à l’Ars amatoria, et le De medicamine faciei, un poème en couplets sur les cosmétiques, dont il ne reste qu’une centaine de lignes.

Vers l’an 3 après J.-C., Ovide se consacre à la composition d’œuvres plus importantes : les Métamorphoses et les Fastes (Fasti). Le premier, composé en hexamètres, est un vaste poème en quinze livres, dans lequel il narre des fables et des mythes étiologiques (qui se concluent par la métamorphose des protagonistes). Dans les Fastes, qui s’inspiraient de l’Aitia de Callimaque, le poète désirait illustrer et chanter en couplets élégiaques, sur douze livres (un pour chaque mois de l’année), l’origine et les mythes liés aux fêtes du calendrier romain. Le poème est interrompu, au livre VI, par l’exil d’Ovide : en l’an 8 après J.-C., le poète est frappé par un décret d’Auguste qui l’oblige à quitter Rome et le relègue à Tomi en Scythie (actuelle Constanța, en Roumanie, sur les rives de la mer Noire).

Les causes de cet exil ne sont pas claires : Carmen et Error (« un poème et une faute »), selon les propres mots d’Ovide dans le IIe livre des Tristes, c’est-à-dire l’Ars amatoria, d’une part, et d’autre part des motifs certainement politiques et religieux. Ovide resta à Tomi jusqu’à sa mort, n’obtenant pas même de Tibère la révocation du décret. Sur le chemin de l’exil, il compose un libelle, Ibis, et les deux premiers livres des élégies épistolaires des Tristes. Durant l’exil il poursuit la rédaction de trois livres des Tristes, dédiées à ses amis à Rome, et rédige les Pontiques (Epistulae ex Ponto), ainsi qu’un poème sur la pêche, Halieutica, dont nous conservons une centaine de vers. Seuls des poèmes mineurs et la tragédie Médée sont perdus.

Poète ludique à la verve érotique affirmée, doué d’une extraordinaire aisance dans la versification, d’une imagination fervente et d’un tempérament de narrateur empreint d’empathie, Ovide a été une personnalité dominante de la culture latine, et son influence s’est exercée encore fortement durant le Moyen-Âge et à la Renaissance. Dans les vers amoureux de sa première période, vit une société romaine profondément différente de la République tardive ; empreinte d’une atmosphère de splendeur, elle est prompte aussi à rechercher dans la poésie d’agréables évasions. L’élégie triste de la période d’exil, où perce une veine remarquable dans la peinture de la douleur, et l’évocation vive et dramatique de la patrie perdue, est quelquefois viciée par le désir de plaire à l’empereur, et l’espoir d’obtenir la révocation du décret d’exil. Dans les Métamorphoses et dans certains passages des Héroïdes, le talent de narrateur du poète, de peintre du merveilleux et de psychologue attentif à saisir les aspects obscurs de ses personnages en particulier féminins, se révèle particulièrement marquant ; ces deux œuvres, et en particulier les Métamorphoses, riches d’images plastiques et de fantaisies séduisantes, ont offert un matériau infini à des variations littéraires ultérieures, ainsi qu’aux arts figuratifs.


Sambuc éditeur


Ovide aux éditions Sambuc

Retrouvez des textes d’Ovide dans la revue littéraire L’Eau-forte :

— Attente, métamorphose (no 3) : « Le rajeunissement d’Éson par Médée » (Les Métamorphoses, livre VII).

— Étoffes (no 9) : « La métamorphose d’Arachné » (Les Métamorphoses, livre VI).


L’actualité : derniers articles

Botaniste français, Tournefort (1656–1708) est à l’origine de la notion de genre pour la classification des espèces végétales.

Nature et biologie | Le 25 janvier 2022, par Raphaël Deuff.


Pour la clôture des Nuits de la lecture 2022, la poétesse et historienne de l’art Delphine Durand publie un texte inédit sur les grandes œuvres mystiques.

Littérature | Le 23 janvier 2022, par Delphine Durand.


Dans le cadre des Nuits de la lecture 2022 et du programme numérique « Curieux classiques », les éditions Sambuc proposent jusqu’au 31 janvier 2022 un quizz littéraire en ligne sur le thème de l’amour.

Actualité | Le 22 janvier 2022, par Sambuc éditeur.


Rechercher un article dans l’encyclopédie...



Inscrivez-vous à la newsletter Sambuc !


Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement et des cookies de mesure d’audience. Pour plus d’informations, cliquez ici.

En poursuivant votre navigation, vous consentez à l’utilisation de cookies.

Fermer